[tract] Le 20 décembre, avec la CGT, portons l’exigence de justice sociale !

Publié le 12 décembre 2018

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Le mouvement très médiatisé des gilets jaunes commencé il y a plusieurs semaines a débouché sur l’annulation programmée de la taxe sur les carburants. Cumulé aux nombreuses luttes menées par les salariés et les retraités aux côtés de la CGT, le mouvement social a poussé le gouvernement à faire des propositions.

Les annonces faites le 10 décembre 2018 par Emmanuel Macron ne sont pas de nature à construire une société juste, dans laquelle chacun-e trouve sa place.

Ce que cachent en réalité, les annonces :

–          Le SMIC n’augmentera pas de 100 euros ! Il n’y aura que 1,3 % d’augmentation du SMIC (comme c’était déjà prévu) et 80 euros pour la prime d’activité, qui de surcroit n’est versée que sous condition de revenus du ménage et du nombre d’enfants à charge.

–          L’exonération de la hausse de CSG pour les retraités percevant moins de 2000 euros de pension ne règle pas le problème du gel des pensions de retraite.

–          La défiscalisation et l’exonération de cotisations des heures supplémentaires ne sont pas acceptables : un salarié ne devrait pas à avoir à faire des heures supplémentaires ; il devrait pouvoir vivre de son salaire sans être obligé de travailler plus.

–          Prime de fin d’année : à la seule discrétion des patrons ! Autant dire qu’il vaut mieux ne pas trop espérer !

 

Ces annonces ne règlent en rien les injustices sociales que vivent les salariés, les retraités et privés d’emploi

 

En effet, il n’y a rien pour les chômeurs, pour les fonctionnaires et pour tous les précaires

Ces mesures qui sont chiffrées à 10 milliards d’euros seront payées par la population, notamment :

–          Par l’accélération de la réduction des services publics de l’éducation, de l’hôpital, des collectivités territoriales…

–          Par l’accélération du financement de la sécurité sociale par l’impôt afin d’alléger les cotisations dites « patronales »

–          Par une réforme annoncée des retraites qui vise à terme à baisser toutes les pensions.

 

Les grosses entreprises et les actionnaires sortent vainqueurs de ces annonces. Elles gardent le CICE payé par les contribuables qui coûte 40 milliards en 2019 (20 milliards par an depuis 2013). A ce jour le comité d’évaluation du CICE n’a pu mettre en évidence son effet sur la création d’emploi ou sur l’augmentation des salaires.

L’ISF n’est pas rétabli, c’est 4 milliards de manque à gagner !